Jean-luc Roelandt

Psychiatre de service public, EPSM Lille Métropole

 
"La psychiatrie — médecine de l’âme — a intérêt à être laïque et citoyenne, intégrée dans la cité et dans la médecine, tenant compte de la parole des usagers, prônant l’alliance thérapeutique et la relation. Comme toute science triomphante idéologiquement, elle a été un agent efficace du contrôle de la société. L’apprentissage de la liberté est certainement la plus grande force thérapeutique pour les personnes présentant des troubles mentaux."


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L'asile, une résurgence constante

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J'ai commencé avec trois cent lits

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Le pavillon 11

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Ce qui n'a pas été remis en cause

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Les lits debout

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L'objet de la psychiatrie

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On n'a pas le choix, le mandat social est tellement fort

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Psychiatrie pure

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La pathologie des isolats

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Je me refuse à être morose

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80% du personel qui est parti

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Empilement de systèmes

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Suivez mon regard...


Ce texte est un extrait de la réaction de Lucien Bonnafé au rapport de Piel et Roelandt

"Vous me demandez de redonner mes opinions sur la FOLIE et la LOI. Je veux bien en cette occasion, revenir sur mes préoccupations, plutôt en marge du Rapport Piel-Roelandt, avec le souci constant de souligner ce qu’il a de positif, sur la question de base, vraiment légale, qu’est l’inscription des systèmes de santé mentale dans les rouages de la société.

Redisant que l’histoire a fortement confirmé mes opinions (et prophéties) sur la mauvaise action qu’est moderniser toute loi d’exception, au point que ce qu’ils s’ingénient à y faire n’a pas d’importance, puisque c’est le fait même de "modernisation" qui est générateur des abus qui, nécessairement s’ensuivent, quels que soient les détails et procédures institués.

Rénover, quels que soient les détails, la loi d’exception pour fous, en freinant la décrépitude de l’internement, qui était très avancée, était généraliser l’emploi du « sous contrainte ». La "modernisation" faite, on ne voit pas l’intérêt de la perfectionner .

Dans les oubliettes où nous sommes remisés, avec Xavier Abély, Ey, Sivadon, Daumezon, Mignot, les "livres blancs " et le « Rapport Demay », je reste plus que jamais sur la position :

"Lessiver autant que possible les débats sur la question pourrie-pourrissante de "l'obligation de soins". Reconnaître que le vrai grand problème réel se pose à partir de "l’assistance et soins aux personnes, y compris en danger". Il est bien caractéristique de mentalité --- suivez mon regard --- que "d’oublier" que les droits de l’homme et du citoyen, c’est d’être aidé, secouru, soigné, en cas de besoin, ce qui pose, secondairement mais dans ce problème d’obligation, les risques de perversions ou d’abus.

Je voulais vous dire que poser le problème, contre les lois d’exception, en ces termes de demande de recherche approfondie sur l’application des droits aux soins, en protégeant contre toute perversions ou abus les blessés de la route, les victimes d’over-doses, les sidaïques, les fous, et surtout les vieux, est la position sur laquelle les psychiatres devraient être demandeurs insistants, en se gardant d’user abusivement de l’originalité des problèmes avec la folie."



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