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Nous avons vu le comportement global de nos malades devenir moins aliénés lorsque tel établissement psychiatrique jouait un rôle actif dans le conflit du monde extérieur, et je crois possible de tirer de ces ensembles de faits quelques remarques utiles... Lucien Bonnafé 1946

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Saint-Alban

Tout au long de ses écrits et de ses prises de parole, Saint-Alban revenait sans cesse. Bouleversement des évidences cliniques et des pratiques asilaires par nécessité vitale et historique, il avait le soin de rappeler combien était important "le retentissement sur la psychiatrie de la lutte active contre l'occupant, de la guerre si particulière que nous avons menée". "Lieu de rassemblement de proscrits hautement éclairants" (Tosquelles, Canguilhem, Eluard, et tous ces "anonymes participants actifs à la lutte contre le totalitarisme") à partir duquel rien ne pourra être plus fait comme avant, il est un point de départ de ce que Bonnafé thématisera sous le nom de "Désenclavement", pour tout sujet et institution confrontés à la logique asilaire. C'est là aussi que Tristan Tzara, Jacques Matarasso et Éluard se réfugient, quand "la poésie prit le maquis" : à Saint-Alban se scèlent définitivement les apports du surréalisme à la psychiatrie, pour donner forme au désaliénisme. Quand Lucien Bonnafé arrive à Saint-Alban en 1942, Marie Bonnafé avait alors 7 ans. Elle nous raconte ses souvenirs de petite fille.

 

 

 


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