Lise Maurer, psychiatre et psychanalyste

 

«Quand j’ai fini mon internat, il y a un temps où j’ai pensé que je ne ferais plus de psychiatrie. Je me souviens qu’à Ville-Evrard il y avait une ferme, et puis, juste à côté, un endroit où il y avait des porcs auxquels on donnait les déchets de la nourriture et des médicaments qu’avaient pris les patients. J’avais même été le photographier comme un lieu d’horreur en me disant que je ne retournerais plus jamais travailler à l’asile. Ça me paraissait trop difficile. En même temps, je ne savais pas être autre chose et, l’analyse aidant, je suis revenue vers les concours et peut-être vers l’idéal que j’avais eu au départ : c’est-à-dire d’essayer de désenclaver ce qu’on appelle la folie, non pas pour la nier, mais pour faire en sorte qu’il y ait des possibilités de relations avec un autre milieu, avec d’autres. C’est comme ça que lorsque le projet de l’hôpital de jour de Bondy a vu le jour, il y a eu aussitôt l’idée de travailler avec des artistes et des artisans. C’était l’idée de « faire autre chose » qui s’inspirait à la fois de ce que je pouvais entrevoir de La Borde et aussi de ce que j’avais compris du travail de secteur de Bonnafé. « Un lieu ouvert sur la commune », c’était ça notre leitmotiv. C’est-à-dire l’idée que la rencontre avec d’autres personnes, pas n’importe comment, soutient les uns et les autres, les « patients » comme les « soignants », qu’elle crée de la reconnaissance et que nous sommes moins dans l’exclusion.»

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La rencontre avec Bonnafé

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Le mouvement d'ouverture des asiles et ses limites

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"Faire autre chose" : le projet de l'hôpital de jour

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La culture de l'art brut

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