Françoise Maupomé, psychologue
 
 
 
«Que l’on travaille à l’hôpital général ou à l’école, le principe est le même : nous avons une spécificité, mais beaucoup de gens sont capables de faire notre travail, au moins en amont, au moins pour la première orientation ou le premier décryptage, pour savoir par exemple si la situation est grave. Cela fait partie de notre travail, mais ce n’est pas forcément de la psychiatrie. De toute façon, il y a un nombre très important de choses qui relèvent de la psychiatrie, mais qui ne sont pas de la psychiatrie. À la fin des années 1970, nous étions tous dépositaires de ce genre d’idées qui venaient sans doute du regard militant que nous posions sur l’organisation sociale. C’est pourquoi nous étions très circonspects à l’égard de la psychiatrie de secteur, très méfiants à l’égard dur risque de « fliciatrie » qu’elle représentait. Mais progressivement, nous nous sommes rendus compte que la société se défendait fort bien et que le secteur ne servait pas du tout à surveiller. Et d’ailleurs, à l’heure actuelle, même si nous le voulions, nous n’en aurions pas les moyens… Nous avons suffisamment de travail et de demande. De sorte qu’aujourd’hui notre souci est plutôt de savoir décrypter ce qu’il en est de notre ordre et ce qu’il en est de l’ordre social.»

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