Yves Lebon, psychologue


«Il n’y a rien à inventer contrairement à ce que laisse entendre le discours de « l’utopie de la psychiatrie de secteur», qui permet de penser qu’on a toujours quelque chose à inventer dans un fantasme que cela va être au service de… Mais le psychotique, il te fout son poing dans la gueule si tu te mets à son service. Ce n’est pas nous qui devons être au service du psychotique, c’est le psychotique qui est éventuellement là pour nous rencontrer. Et c’est un sacré boulot que de se laisser rencontrer là où le psychotique en a besoin. Que ce soit la psychiatrie de secteur ou la psychothérapie institutionnelle, ou la troisième voie qui a été de nouer les deux, ça ne part pas de nos propres besoins ou fantasmes. Ça part de la réalité psychique de ce qu’est la folie, et c’est en fonction de cette spécificité qu’on peut essayer de penser un lieu d’accueil ou de soin. Mais à partir d’un moment, il y a eu un abandon de cette idéologie en pensant à ce qu’il serait bien de faire « pour eux ». À partir de là, on s’est transformé en assassins ! Qu’est-ce qui m’autorise moi en tant que dit « soignant » à penser que telle ou telle chose serait bonne pour toi ? Ça, c’est le discours du Maître. On n’a pas le droit de faire ça. Par contre de travailler ce qu’est que la folie, la psychose ou la schizophrénie, on peut supposer que ça, peut-être, ça va marcher, que ce sera comme disait Bonnafé « au service du fou ». Mais alors vraiment au sens premier de « service public », c’est-à-dire de quelque chose qui est utilisé par…»

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Bonnafé : le nouage entre politique et folie

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Quelle aliénation ? Psychanalyse et politique

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L'accueil : un militantisme de la vie quotidienne

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