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La crise des lits et le centre de crise

 

 

Marie-Hélène Texier : Je crois que l'équipe aurait accepter les lits. Paul Brétécher : Il ne faut pas oublier l'immense énergie qu'il faut pour aller à contre-courant. Bernadette Chevillion : Les gens sont venus pour Bonnafé. Paul Brétécher : L'idée de centre de crise. Sylvie Pont : Je viens de Charenton. Paul Brétécher : Un lieu avec peu de lits, 24h/24. Sylvie Pont : 7 lits. Pierre Singlis :Il faut résister. Paul Brétécher : C'est quoi une crise ? Franck Chaumon : A la fin de sa vie, il était hanté par les oubliettes. Paul Brétécher : Combien il faut être pour ne pas être exposé ? Alain Deniau : J'ai connu Bonnafé à ses débuts. Jacqueline Schwarz-Guyader : Oui, on est une équipe rebelle. Bernadette Chevillon : On est pas aimé des chefs. Paul Brétécher : Il n'y a que les chiens crevés qui descendent au fil de l'eau. Pierre Singlis : La première chose symbolique qu'il ait faite, c'est de fermer les cellules de l'ancien hôpital. Paul Brétécher : On reprochait aux gens du centre de crise de ne rien faire. Alain Deniau : Il ne faut pas perdre de la technicité. Pierre Singlis : On était 16, on vivait avec la folie. Alain Deniau : On m'a reproché de prendre l'étape de la construction des murs. Paul Brétécher : L'exposition à la psychose. Claudine Hersant : Tout le monde écrivait beaucoup. Pierre Singlis : On ne peut pas empêcher la crise. Alain Deniau : Je venais avec la conviction de la nécessité de l'hospitalisation à Corbeil. Chantal Piquet : On était comme des bourgeois. Paul Brétécher . On est reparti sur la création d'une unité hospitalière. Claudine Hersant : L'hôpital, c'est le Ricard et les clefs. Pierre Singlis : Il y a des gens qui sont morts. Marie-Hélène Texier : On prenait des risques. Paul Brétécher : On a éré pris dans une compétition absurde. Marie-Hélène Texier : Au centre de crise, les gens étaient là parce qu'ils y croyaient. Marie-Hélène Texier : L'équipe est très marquée. Claudine Hersant : Les voisins. Marie-Hélène Texier : Beaucoup de décédés. Paul Brétécher : Des personnes extraordinaires. Jacqueline Schwartz-Guyader : Peut-être qu'il faut du sacrifice pour fonder une institution. Paul Brétécher : Bonnafé nous a reproché de vouloir faire une structure dédiée à l'acuité. Michaël Guyader : J'ai eu des réticences par rapport au centre de crise. Jacqueline Schwartz-Guyader : On a a payé. Pierre Singlis : Je suis en arrêt. Bernadette Chevillion : Il disait que les lits, on peut les appeler divans. Pierre Singlis : Vivaldi , on voit bien que ça ne marche pas. C'est très cloisonné. Chantal Piquet : C'est pas facile d'arriver dans le secteur des gens de Bonnafé. Sylvie Pont : C'est pas coucou les petits oiseaux. Alain Deniau : La fonction de l'hôpital, c'est de rassembler le corps. Franck Chaumon : Au nom du savoir. Marie-Hélène Texier : On n'a pas donné la parole à Bonnafé le jour de l'inauguration de Vivaldi.






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