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Un catalogue a été publié sur les expositions et le travail réalisé avec les patients du centre Châtelet portant le titre du site : www.lucien-bonnafe.org

Un livre original de Lucien Bonnafé, Histoire d'une idée fixe, a été dupliqué à l'identique dans le cadre de l'exposition.


Ces deux volumes sont en vente à
La Parole Errante / tel : 01 48 70 00 76
9, rue François Debergue 93100 Montreuil. 

 

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« Histoire d’une idée fixe »

www.lucien-bonnafe.org

 

A propos de « Histoire d’une idée fixe »
de Lucien Bonnafé

 

Grand merci à Marie Bonnafé de nous avoir autorisé la publication posthume de ce texte.

Lucien Bonnafé a pris sa retraite de chef de service en 1977, il travaillait à Corbeil Essonne où il avait créé un service de psychiatrie de secteur en 1971 à l’enseigne du désaliénisme et de l’implantation préalable.
Lucien Bonnafé est mort le 16 mars 2003
Lors de sa dernière année de pratique il avait proposé à la réflexion de l’équipe avec laquelle il travaillait un "séminaire testamentaire " intitulé " Histoire d’une idée fixe ".
Ce texte comporte quatorze chapitres que Lucien appelait « livraisons ». Chacun des chapitres comporte une lettre de mise en situation suivie de textes plus anciens qui devaient servir de support à la réflexion, d’illustration. Certains chapitres sont illustrés de dessin de l’auteur, d’autres de photographies.
Des idées fixes Lucien Bonnafé en avait plus d’une :
-Que la psychiatrie devait abandonner les méthodes et les lieus fondés sur la domination de l’homme par son semblable
-Qu’il faudrait à ce titre détruire l’asile et faire le contraire sur ses ruines
-Qu’il fallait que " vive l’espérance "
-Que la poésie était une fidèle compagne et qu’à fréquenter ceux qui n’ont pas les mots dans leurs poches l’on pouvait prendre sa place dans les " Cortèges " les plus féconds, découvrir « les filières sanglantes par lesquelles on fait passer la logique aux abois », ouvrir avec « je est un autre » des perspectives innovantes et désaliénantes.
-Qu’il était possible avec le verbe aussi et les surréalistes, chacun à sa place, tenter de résister à tout ce qui tend à créer une "rupture entre les hommes " dont le « cimetière des fous n’est pas le moindre témoignage.
Lucien Bonnafé souhaitait la publication de ce séminaire .
Jean François Reverzy s’y était essayé avec l’aide de Lucien il y a vingt cinq ans, sans succès.
J’avais pris le relais et déposé ce texte chez des éditeurs de littérature et chez ceux qui éditent les livres de psychiatrie en vain aussi, les uns et les autres pensant que le travail de mise en forme aux critères classiques et la constitution d’un appareil critique était un travail trop lourd.
Prenant la suite de Jean François Reverzy, je me réjouis que "la Parole Errante " et " les Temps Mêlés " permettent que ce texte soit porté à la connaissance de ceux que le travail de Bonnafé concerne. Je mets ce verbe au présent absolument, délibérément, tant je considère ce séminaire actuel.
Cette livraison d’aujourd’hui prend la forme souhaitée par Lucien Bonnafé . C’est ainsi que la couverture est la reproduction de l’originale, dans laquelle Lucien m’avait confié son travail.
Il s’agit d’une chemise publicitaire pour des papiers à lettre, si ma mémoire est bonne et qui tombe sous les yeux de l’auteur alors qu’il rédigeait la première lettre d’envoi.
Cette « Idée Fixe » a donc fait son chemin comme on pourra le lire. Le séminaire est ainsi accessible sous sa forme originale, aussi brute que possible, véritable Samizdat, fait par soi même donc . La photocopie permettait à Lucien Bonnafé de distribuer à qui voulait son dernier texte, sa dernière piste de réflexion, sa dernière perspective ce qu’il fit plus tard aussi avec internet. « Reproduction vivement encouragée » disait-il.
Nous continuons donc.


Michaël Guyader




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